Ou vont mes déchets ?

L’incinération, un mode de traitement intégré à la filière des déchets ménagers

L’incinération n’a pas vocation à supplanter les autres modes de valorisation des déchets. Solution industrielle nécessaire et indispensable à une gestion des déchets respectueuse de l’environnement, elle s’intègre dans un processus multifilières où les différents modes de valorisation se complètent en vue d’une optimisation écologique et économique.

Faire face à l’augmentation constante des déchets en France

49,5 millions de tonnes de déchets municipaux par an, dont environ 31 millions pour les seuls déchets des ménages, soit 1,5 kilo par jour et par habitant.
(Chiffres 2000, Ademe, Déchets municipaux)

 

Associer différents modes complémentaires

Initialement soumis à la loi cadre sur les déchets du 15 juillet 1975, le traitement des déchets en France est désormais organisé par la loi du 13 juillet 1992.
Celle-ci prône une politique ambitieuse, axée sur le développement de la réduction à la source, de la valorisation et du recyclage, avec pour corollaire la limitation du stockage des déchets (mise en décharge), aujourd’hui réservé aux seuls déchets ultimes.
Cette loi définit le principe d’une gestion moderne des déchets pour toutes les ordures produites. De natures diverses, celles-ci sont réparties, selon les dispositifs mis en place par chaque commune, vers les modes de traitement adéquats.

Valoriser l’énergie et les résidus issus de l’incinération des déchets ménagers.

90 % des déchets incinérés font aujourd’hui l’objet d’une valorisation énergétique (chiffre 2000, TSM, juin 2003).
Au cours de leur combustion, les déchets libèrent en effet de l’énergie qui peut être utilisée sous forme de chaleur ou d’électricité, ou simultanément sous les deux formes (ce que l’on appelle communément cogénération).

Valoriser l’énergie produite par l’incinération des déchets présente un triple avantage:

• Optimiser le coût de traitement des déchets : 
D’une part, l’électricité et la chaleur produites assurent les besoins énergétiquespropres à l’usine d’incinération ; d’autre part, les surplus générés (en moyenne, plus de 85% du total) sont vendus à EDF pour l’électricité et, pour la chaleur, à un industriel ou à la collectivité si elle dispose d’un réseau de chauffage urbain.
La valorisation énergétique génère ainsi une recette de 10 à 20 euros par tonne traitée pour la collectivité.

• Réduire les importations nationales de combustibles (économie de devises et indépendance énergétique) :
Source d’énergie de substitution, les déchets incinérés évitent le recours aux énergies d’origine fossile et importées.

• Contribuer à la préservation des ressources naturelles de la planète : 
En augmentant la production d’énergie à partir d’une source renouvelable.

Répartition des modes de traitement en France